🚨 CNAM : quand 2 départs ne valent qu’une installation… quel avenir pour les IDELs ❓

🚨 CNAM : quand 2 départs ne valent qu’une installation… quel avenir pour les IDELs ❓

➡️ Depuis plusieurs mois, un chiffre circule et fait réagir : pour deux infirmiers libéraux qui cessent leur activité, la CNAM n’accepterait qu’une seule installation. Un ratio qui inquiète fortement la profession, déjà fragilisée par les départs massifs. ⚖️ Une logique de régulation… mais à quel prix ❓ L’argument de la CNAM est simple : le nombre d’IDEL augmenterait trop vite par rapport aux dépenses de santé... En réduisant les nouvelles installations, l’objectif est de maîtriser l’évolution des coûts et de réguler la démographie professionnelle, comme cela existe déjà pour les médecins dans certaines zones... ▶️ Mais cette logique purement comptable ne prend pas en compte la réalité du terrain : 🌍 Les déserts médicaux s’intensifient, notamment en zones rurales ou périurbaines. 🕗 Les IDELs en activités croulent déjà sous des tournées de plus en plus lourdes. 🩺 Le vieillissement de la population et le virage ambulatoire augmentent la demande en soins à domicile. ▶️ Résultat ? Moins d’installations = plus de patients sans prise en charge ❗ 😡 Une douche froide pour la relève ❗ Pour les jeunes diplômés ou hospitaliers voulant passer en libéral, ce dispositif ressemble à une porte à moitié fermée. Devoir attendre qu’un nombre suffisant de départs se produise avant d’obtenir un droit d’installation, c’est : ❌ Freiner les vocations, ❌ Favoriser le départ vers d’autres secteurs ou l’étranger, ❌ Créer une concurrence malsaine autour des rares « autorisations ». Alors même que la profession crie au manque de reconnaissance ceci ne fait que renforcer un signal de blocage catastrophique pour l’attractivité du métier. 👩‍⚕️ Les conséquences sur les patients Cette équation « 2 départs = 1 arrivée » ne peut mener qu’à une réalité : 🧑‍⚕️ Des tournées rallongées, 🕛 Des délais de prise en charge plus longs, ❌ Une perte de proximité et de lien humain, ⚠️ Une mise en danger potentielle des plus fragiles. Les patients dépendants, âgés ou chroniques risquent d’être les premiers pénalisés. La question n’est plus seulement économique, mais éthique : peut-on sacrifier l’accès équitable aux soins sur l’autel de l’équilibre budgétaire ⁉️ ✊ La profession infirmière n’a pas besoin d’un bâton, mais de solutions concrètes de soutien, d’attractivité et de reconnaissance. Angélique NGUYEN

AzurFact — gestionnaire de cabinet pour infirmiers libéraux